La Rhinoplastie motorisée, en quoi ça consiste ?

Lorsque l’on souhaite modifier la forme extérieure du nez, on doit travailler ses fondations internes, son architecture. L’enveloppe externe, c’est -à–dire la peau, pourra venir alors se draper sur cette nouvelle anatomie.

Sous la peau du nez, on retrouve un squelette, constituée d’une pyramide osseuse et cartilagineuse.

La partie osseuse est constituée des os propres du nez, plus ou moins longs et épais selon les individus.

Les cartilages du nez, constituées par les cartilages de la cloison (septum) qui donnent des expansions latérales (cartilages triangulaires) et des narines (cartilages alaires), sont plus ou moins résistants, et à travailler ou repositionner selon les cas.

 

Traditionnellement, comment se passe une rhinoplastie ?

Depuis longtemps, on travaille ce squelette ostéocartilagineux avec des instruments manuels, afin notamment de retirer une bosse, et de diminuer la largeur d’un nez.

Pour retirer une bosse, les ciseaux à os permettent de la retirer. Cependant, cet instrument, plus ou moins bien incisif, taillé, va être d’une efficacité variable selon son usure.  Il dépend également de la force que l’aide-opératoire, qui n’est pas chirurgien, qui va taper sur le ciseau à os, et donc cela va aussi être d’une efficacité variable selon l’aide-opératoire.

Enfin, cette façon de faire peut faire retirer trop de bosse, ou en retirer de façon très asymétrique.

Plus grave, des accidents sont décrits lorsque ce ciseau à os vient trop en arrière, là où se trouve le sinus frontal, et l’enveloppe du cerveau….

Pour rapprocher le nez, on casse avec la précision variable que donne ces ciseaux, les os du nez et du maxillaire, afin de rapprocher les deux volets osseux du nez. Ceux –ci peuvent être cassés au mauvais endroit, asymétriquement, provoquer de franches esquilles osseuses palpables ou visibles.

Le fait de sectionner complètement les os les fragilise, et peut provoquer un déplacement secondaire.

Fort de ce constat, certains chirurgiens ont eu l’idée de ne pas réaliser de fractures franches et non maîtrisées= ostéotomies, mais de travailler les structures osseuses et cartilagineuses du nez avec un moteur miniaturisé.

Ces moteurs, grâce à l’électricité, génèrent des vibrations, des mouvements alternatifs ou rotatifs, et permettent de réaliser un geste précis, adapté, et fiable selon chaque étape à réaliser.

A-Ainsi, pour ôter une bosse, on utilise une râpe motorisée, qui vient sculpter la bosse, comme on viendrait poncer du bois . Cette râpe, au contact de le peau, ne la coupe pas, car elle ne renvoie pas l’onde de choc.

Avantage numéro 1 : on ne traumatise pas la peau, ni les tissus mous avoisinants que sont les muscles, qu’il faut préserver, pour obtenir un beau nez en statique mais aussi en dynamique.

Avantage numéro 2 : on ne retire pas trop de bosse, mais juste ce qu’il faut. D’où l’absence du surgical look par un aspect trop creusé de profil.

Avantage numéro 3 : on préserve les attaches des cartilages triangulaires adjacents, évitant l’aspect en V inversé, conférant aussi l’aspect de surgical look de face.

Avantage numéro 4 : on peut en fin d’intervention, au moment de fermer, repasser un petit coup de râpe supplémentaire si on y découvrait une irrégularité, chose techniquement inconcevable avec un ciseau à os classique, car il faudrait tout refaire depuis le début.

B- Pour affiner le nez, on doit réaliser des ostéotomies, dont on n’a vu l’efficacité variable d’un chirurgien à l’autre, d’un instrument à l’autre (bien aiguisé, assez fin , etc) , d’un aide-opérateur à l’autre,  autant de variables donc qui s’additionnent et qui augmentent fortement le risque de complications énoncées avant.

Avec les micro-scies motorisées, on va pouvoir, selon le mouvement qu’on leur donne, sculpter l’os, le creuser, afin de réaliser des ostéo-ostectomies, qui permettent de réaliser non pas des fractures complètes, instables, mais des fractures en bois-vert, comme lorsque l’on plie une branche de noisetier.

On rapproche les os entre eux, et ce rapprochement est doux puisque travaillé avec des microinstruments qui font des mouvements alternatifs ou alterno-rotatifs, précis car ils sont miniaturisés et ne travaillent que l’os, et stable car l’ostéo-ostectomie ne sectionne pas l’os dans son intégralité.

Fort de son expérience en rhinoplastie, le Docteur Grégory Wycisk développe depuis plusieurs années ce type de rhinoplastie motorisée, et actuellement, il peut vous proposer pour chaque nez à travailler, le même protocole avec les mêmes instruments miniaturisés et motorisés, à réaliser de façon séquentielle, avec des variantes selon les désideratas du patient.
L’avantage de ce type d’instrumentation motorisée, outre la sécurité pour le patient, l’efficacité et la fiabilité, permet de mettre en place un protocole chirurgical, que l’on ne faisait pas pour les rhinoplasties classiques avec fracture manuelles et chirurgien-dépendantes/ aide-opératoire dépendantes / marteau-ciseau à os dépendantes.

Ainsi, on diminue considérablement les variables d’aléa et in fine, le risque de complications, jamais nul, diminue fortement, puisqu’on a rendu un geste très variable, en un geste cadré, motorisé, non agressif.

Le Dr Grégory Wycisk, , situé à Livry-Gargan, à côté de Paris ,  Le Raincy utilise bien avant l’arrivée des ultrasons en rhinoplastie en France,  le moteur piézo-électrique pour réaliser les gestes osseux sur le menton ou les maxillaires. Son expérience dans ce domaine ne l’ont pas fait hésiter à utiliser les ultrasons en rhinoplastie.

Depuis peu, un autre type de motorisation que les ultra-sons, vient d’arriver en France, ce sont les micro-scies et les micro-râpes motorisées électriques adaptées à la rhinoplastie, qu’il maîtrise aussi par leur utilisation en chirurgie osseuse faciale / chirurgie orthognathique depuis 2005.

 

Le Dr Grégory Wycisk, rhinoplasticien et chirurgien maxillo-facial, est à votre disposition pour vous renseigner.